Par TUBBIES-Benoît La fièvre se propage... et l'un des grands responsables de celle-ci est bel et bien Jean-Pierre Pérusse, le directeur artistique derrière l'équipe solide du Bad Boy Club de Montréal. Vous vous doutez sûrement que la semaine la plus intense en terme de festivités dans le monde demande une grande organisation (on y avait eu un avant-goût en parlant avec Caroline Rousse) et une des personnes grandement responsable des décisions artistiques et des concepts généraux est Jean-Pierre. Chaque party de la semaine (Bal Jock, Bal en cuir, Bal Militaire et l'événement principal) est conçu derrière une thématique qui ne change jamais. Par contre, l'originalité est de guise, chaque année, afin de présenter des idées rafraîchissantes de la même recette. J'ai profité des quelques minutes précieuses de Jean-Pierre pour lui poser quelques questions sur la conception des partys, la direction artistique et le look. Bonne lecture ! |
LE BAL JOCK, LE BAL EN CUIR ET LE BAL MILITAIRE |
Quel est l'origine de ces partys ? |
Les trois partys dérivent du besoin de satisfaire la diversité de notre clientèle, plus précisément ceux des BAD BOYS. Le Militaire est né le premier, puis le Cuir et ensuite le Jock (bien que le Black & Blue était à prime abord « Cuir et Jeans », d’où vient son nom) |
Il y a toujours des spectacles du BBCM pendant ces partys. Pouvons-nous avoir un avant-goût de la thématique du spectacle? |
Plus différents les uns que les autres. Celui du Cuir est toujours provocateur, innovateur et essaie de sortir des sentiers battus, tandis que celui du Militaire est plus racoleur, rassembleur et axé sur la rythmique synchronisée, à l’image de ce qui est militaire. |
Quelle est selon vous, la clientèle qui fréquente ces partys ? Qu'est-ce que ces partys ont de différent à offrir ? |
BAL JOCK : Sportif, jeune, fétichiste d’articles sport. C’est le temps de voir et de montrer tout le travail passé au GYM (rires). |
Quand le choix des DJs arrive, en choisissez-vous qui auraient tendance à mieux performer sous la thématique de l'ambiance générale ? |
Toujours ! Le thème, la clientèle, le lieu, ainsi qu’avec « qui » le DJ va spinner, est toujours pris en considération. C’est mon petit frère qui les engage (Oui David, je le dis que c’est moi le plus vieux !) |
LE BLACK&BLUE |
Quand la thématique globale a été déterminée (Supersonic), comment avez-vous procédé pour imaginer l'ambiance et la présenter sous une forme réaliste ? |
Quand je choisis un thème, il ne faut pas qu’il soit limitatif, il faut qu’il soit exponentiel. Si ça allume à la fois les gens de la production, le marketing et le bureau alors je me dis que j’ai un bon filon. De plus je m’inspire du lieu (le Stade), des tendances, et des commentaires des participants. Je suis un disciple du K.I.S.S, philosophie du MIT (Massachusetts Institute of Technologies) qui veut dire « Keep It Simple Stupid ». Les choses les plus simples sont toujours les plus puissantes (ex. : le ruban en chandelles B&B 2000 par Denis Brossard & Victor Pilon) et il ne faut jamais se battre contre l’environnement. Combien de fois nous nous sommes demandé « quoi faire avec le Stade »... Bien moi, c’était un aéroport. |
Quand commence réellement les étapes de la construction des décors au Stade ? Supervisez-vous toutes les machines ? Qui vous aide dans ce processus ? |
Le thème cogitait depuis le Black & Blue Extreme Ball, puis fût accepté en janvier. J’ai dessiné les premiers plans en février avec la proposition du thème et visuel. Quand c’est accepté, mon rôle est de guider le processus de création de chaque département. Exceptionnellement, la MACHINE Black & Blue s’est mise en branle suite aux OUTGAMES, et à partir de ce moment je suis de toutes les réunions, répétitions et « brainstorming ». |
À quelques semaines seulement de l'événement principal, où en êtes-vous dans les étapes de ''création'' ? |
Je ne vous cacherai pas que les partys des OUTGAMES avaient épuisé nos troupes, mais aussi surprenant que cela puissent être, nous sommes en avance sur tout. Tout le monde avait bien prévu le coup, signe d’une équipe très rodée (ça fait 16 ans que le BBCM existe). |
Êtes-vous satisfait du résultat général de la conception ? |
C’est incroyable ! Voir autant de monde s’abandonner dans le trip |
Le soir-même, que faites-vous? Quel est votre rôle ? |
En plus d’être directeur artistique, metteur en scène et co-directeur technique, je cummule la tâche de régisseur avec mon complice de toujours, Claude Tourangeau. Donc je « call » les « cue » et je m’assure que tout soit « sans turbulence » (sourire). |
Avez-vous le temps de regarder le résultat final de tous les spectacles ? |
Toujours, c’est la seule façon que je peux évoluer dans mon travail. |
Prenez-vous quelques minutes de votre nuit pour vous amuser et danser ? |
(Gros rires) Habituellement, c’est trois à quatre heures après le dernier spectacle (cette année, donc, vers 10h30 am). Le temps de décompresser et de me mettre dans le « beat » de tout le monde. Et pour tous ceux qui se posent la question : tous les danseurs, artistes et techniciens (moi compris) sommes à jeun durant l’exercice de nos fonctions. J’exige qu’on respecte cette règle. C’est par pur professionnalisme et par respect pour le métier que je fais depuis toujours. C’est aussi par souci de donner le meilleur de nous-mêmes au public et de façon sécuritaire. |
Quel est votre meilleur souvenir relatif à un Black & Blue antérieur ? |
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Avez-vous un message à transmettre à tous ceux qui iront au Black & Blue cette année ? |
Cessez d’être sage ...soyez Radical !! |
Mercredi, 4 octobre |
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