Rencontre avec
ALYSON CALAGNA (Miami)
Par TUBBIES-Benoît - J'ai eu une belle surprise récemment, en voyant que le Parking avait invité l'excellente Alyson Calagna. Je dois vous avouer humblement que je suis un très grand fan d'Alyson. Confortable en studio et derrière le booth d'un club, elle a su parfaire sa réputation en présentant une atmosphère électrique, remplie de sonorités électroniques qui déménagent. Le tout, en gardant une bonne balance sur tous les styles qu'elle peut infuser : tribal, électro, tech-house et minimal.
La star de Mimai a su se démarquer aux États-Unis dans un monde d'hommes avec des sets éclectiques et bien pensés. C'est maintenant au Parking, ce samedi 21 février, qu'elle viendra nous surprendre. C'est un rendez-vous !!
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Salut Alyson. Comment avez-vous reçu la nouvelle pour votre performance au Parking, samedi prochain ?
Mon équipe de booking avait déjà contacté plusieurs sources à Montréal, afin que je puisse venir jouer chez vous. J'ai reçu la nouvelle de la part de Pascal, récemment. Je suis très contente.
J'espère que vous êtes prête pour le froid !
Plus ou moins... Tout ce que je sais, c'est que je vais mettre beaucoup d'épaisseurs dans mes bagages (gros rires).
Vous étiez déjà venu vous produire à Montréal. Est-ce samedi marquera votre deuxième visite chez nous ?
Oui. J'avais bien aimé ma visite au club Unity. Mais cette fois, j'ai très hâte de jouer au Parking !
Votre remix de Clean it Up, de DJ Paulo, est l'un de mes favoris dans ma playlist electro-house. Comment recevez-vous un contrat pour remixer une pièce ?
Il m'arrive de recevoir des offres de la part de certains labels. Paulo est un bon ami à moi, alors nous demeurons toujours en contact. J'ai récemment reçu une offre de Stereo-Productions, le label de Chus & Ceballos, pour remixer une pièce intitulée Loca. Je suis très enthousiaste à l'idée de recevoir des contrats de l'Europe maintenant.
Pouvez-nous nous parler de votre processus de création pour un remix ?
Habituellement, pour un remix, je reçois la pièce et les vocals pour travailler. J'écoute les paroles plusieurs fois et j'essaie simplement de trouver ce que j'ai envie de faire. Pour Clean it Up, c'était facile, le vocal ne durait que 15 secondes. J'ai su trouver un hook très vite. Quand c'est une chanson complète, c'est un peu plus complexe. Je dois trouver la manière d'y mettre le refrain et les différentes parties
de celle-ci sur une production instrumentale.
Qu'est-ce qui est plus difficile pour vous entre un remix et une production originale ?
Une production originale, je dirais. Avec un remix, tu ne fais que donner ton intention à une chanson déjà existente. Pour une pièce originale, je deviens mon propre critique vis-à-vis tout ce que je fais et ça peut être plus long à créer.
Lorsque tu fais des compilations, tu n'as pas le choix de trouver tes pièces dans des librairies spécifiques. Est-ce que tu trouves ça contraignant par moments ?
Sur la dernière compilation que j'ai faite, la moitié du disque One Mighty Week-end, j'ai pu fouiner dans le vaste choix de Masterbeat donc, ce n'était vraiment pas un problème. Par contre, sur Centaur auparavant, c'était un peu plus difficile et surtout, plus limité.
J'ai des amis de Miami qui me parlent encore de ta performance l'an dernier au One Mighty Week-end. On m'a dit que tu étais... en feu !
(Gros rires) La foule était démente !! Il y avait tellement de personnes, des lasers et une ambiance incroyable. C'est un feeling indescriptible pour un DJ.
Est-ce que vous allez faire un tour à la World Music Conference qui approche ?
Absolument ! J'adore sortir pour y entendre des DJs que je n'aurais pas la chance d'entendre sinon. Je peux m'en inspirer et rencontrer plein d'autres DJs et producteurs. C'est essentiel pour ma carrière, je crois.
Comment vous gardez-vous à jour avec tout ce qui peut se faire en terme de musique électronique ?
Je magasine !! (rires) Je vais sur Beatport, Masterbeat et Tracksource. Je m'ennuie par contre du temps ou je pouvais aller dans un magasin de vinyles. Il y avait un sens de camaderie et tu pouvais toucher au disque que tu contemplais sur le mur. Aujourd'hui, je fait mon magasinage en ligne pendant cinq heures, dans un café Internet. J'évolue avec le futur certainement, mais je m'ennuie du temps où
les magasins de disques étaient la seule source pour se procurer ce que l'on désirait.
Comment décririez-vous votre son ?
Celui d'Alyson Calagna !! (gros rires). J'infuse un mélange de house, d'électro et de tech-house. Si j'entends une bonne production trance, je ne me gênerai certes pas pour la mettre.
Est-ce que vous essayer de garder une certaine balance entre les performances en club et le studio ?
Définitivement. Je préfère être créative en studio. J'adore être derrière les tables-tournantes d'un club ou d'un événement mais, je ne le ferai plus cinq ou six soirs par semaine. En tant que DJ et productrice, je ne veux pas trop être fatiguée en me promenant d'une ville à l'autre.
Êtes-vous assez chanceuse que pour vivre qu'avec le DJ-ing ?
Oui. Je fais par contre quelques projets d'édition vidéo. J'étudie aussi le graphisme présentement.
Et avec tout ça, qu'est-ce que fait Alyson dans ces temps libres ?
Je fais beaucoup de méditation et de yoga. Je ne pourrais pas passer une journée sans le faire.
En terminant, je vous ai entendu au Fly Nightclub de Toronto, l'an dernier et votre set m'a beaucoup plu. Je crois que votre visite à Montréal sera un véritable vent de fraîcheur musical !
Merci beaucoup. J'ai très hâte de montrer ce que j'ai et en espérant que ça marquera le début d'un large nombre de visites.
Merci Alyson !
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