Rencontre avec
STEVE BEAR SAS


Par TUBBIES-Gaëtan - Je connais Steve Bear Sas depuis quelques années et il y a un certain temps que je souhaitais réaliser une entrevue avec lui. DJ résident du légendaire (((Stereo))), Steve Bear Sas connait beaucoup de succès derrière les platines, mais aussi à titre de DJ/producteur. La parution de succès comme Blacksun, Gotta Be Me, Millionaire et Say It font de lui l'un des DJs les plus respectés de la métropole. Celui qui a déjà été portier (pas surprenant, n'est-ce pas ?) est fort possiblement le géant le plus sympathique que je connaisse.

Rencontre avec l'ami Steve Bear Sas. Bonne lecture !


Tu viens d'où, mon Steve ?

Je suis né et j'ai grandi à Montréal. J'ai peut-être juste une soeur, mais des tonnes de cousins et cousines ! (rires)

Depuis combien de temps fais-tu de la musique ?

J'ai commencé à faire de la  production en 2003. Quelques mois plus tard (décembre 2004), j'ai vu mon premier remix officiel sortir sur vinyle.

Mais tu es DJ depuis plus longtemps que cela ?

Bien sûr que oui ! En 1990, j'avais deux amis qui faisaient de la discothèque mobile dans leur sous-sol. Étant déjà un passionné de musique, j'ai eu l'idée de leur demander comment ils faisaient cela. Quelques instants plus tard, ma carrière de DJ était lancée ! (gros rires)

Et tu aimes encore cela, presque vingt ans plus tard?

Si tu savais Gaëtan... j'adore cela ! Bien évidemment, la carrière d'un DJ a beaucoup changé depuis le temps. Nous avons plus de crédibilités qu'avant certes, mais du même coup, beaucoup plus de compétitions !

Que penses-tu de ceux qui disent que l'avenir d'un DJ doit absolument passer par la production ?


Ouais... il semblerait que ce soit la grosse mode que de vouloir apposer la mention « DJ/producteur/remixeur » près de son nom...

Sincèrement, je ne pense pas que ce soit nécessaire. Plusieurs DJs bien connus ne font pas de studio. D'autres semblent s'adonner à la production que pour améliorer leur image...

J'ai commencé à faire de la musique parce que le médium m'intéressait beaucoup. Il y a plusieurs années, j'écoutais attentivement la musique que je venais d'acheter chez Inbeat Records, sur le boulevard Saint-Laurent. Je m'amusais à séparer toutes les parties musicales dans ma tête. C'est possiblement de là que j'ai pris mes idées. J'ai aussi réalisé que je serais possiblement capable moi aussi de faire comme eux.

Et jusqu'à présent, quel a été ton plus grand succès parmi toutes tes productions ?


Je dirais.... Blacksun, sortie il y a deux ans sur la prestigieuse étiquette de disques Stereo Productions.

En fait, ce ne fut pas mon meilleur vendeur, mais la pièce qui m'a ouvert le plus de portes dans l'industrie la musique. J'avais déjà fait plusieurs bons contacts au fil des ans, mais le succès de Blacksun m'a fait une petite place dans l'industrie.

Deux ans plus tard, je reçois encore de messages de gens de partout sur la planète qui me parlent de cette production ! (sourire)

Je sais que ton prochain remix doit sortir le 13 novembre, sur étiquette DeepSound Records. Parle-nous de ce remix de la pièce Garden of Eden, de Matt Lorentzen.

Le dossier s'est déroulé assez rapidement. Max Julien (président de DeepSound) m'a fait parvenir la production originale de Lorentzen. Dès la première écoute, j'ai eu plein d'idées pour en faire un remix. Vous entendrez le résultat de tout cela le 13 novembre prochain, sur Beatport !

Tu prévois bientôt nous offrir une autre production originale ?

Plus qu'une ! Je suis presque toujours dans mon studio à travailler sur des productions à venir. J'en ai deux qui sont terminées et six autres qui sont à plusieurs étapes de travail.

Et quand devrions avoir la chance d'entendre cela ?

La maison de disques Hi Bias de Toronto doit bientôt sortir une deuxième compilation de la série Canada's Finest House. J'aurai le privilège d'y retrouver ma pièce originale Whatever You Want, interprétée par la new-yorkaise LaTrice Verrett (avec qui il a fait le succès Gotta Be Me).

Si l'originale sera de la compilation de Hi Bias, je prévois sortir un peu plus tard, plusieurs versions remixées via Beatport.

Tu as le projet d'avoir un jour ta propre étiquette de disques ?


Non, pas du tout ! L'industrie de la musique n'est plus ce qu'elle était. C'est extrêmement difficile de faire connaître ta « petite » maison de disques québécoise, alors que des milliers d'autres ouvrent partout dans le monde à chaque année.

Je préfère sortir mes productions via des maisons de disques déjà bien établies. J'aurais beau mettre 100 heures de promotion par semaine, je ne serais jamais capable de faire ce qu'une maison de disquse, qui compte plus de vingt ans d'affaires dans l'industrie, arrive à offrir.

Tu es heureux de revenir à titre de résident du (((Stereo))) ?

Mets-en !! On devrait m'y entendre à toutes les quatre à six semaines. Mais comme tu sais, avec la nouvelle politique de la maison, je n'ai pas le droit de dire quand j'y retournerai...

Cependant, je suis très heureux d'y avoir déjà joué avec Hex Hector et Martin Ven Telden (le 19 septembre), en plus d'avoir fait l'ouverture de la soirée de JoJo Flores et les Martinez Brothers.

Mais il n'y a rien de mieux que d'avoir sa propre soirée. Je suis donc fier de ma nuit du 17 octobre, où j'ai été seul en piste de 1 h à 10 h du matin !

Que penses-tu des bars et clubs du Village gai ?

J'adore. Je peux sincèrement te dire que ce sont les meilleurs endroits pour jouer en ville. Les amateurs connaissent très bien la musique dans le Village et ils sont là pour danser et s'amuser. Ça fait bien différent de d'autres gros clubs qui basent leurs soirées sur la vente de bouteilles et sur les gros égos... (rires)

En terminant Steve, je me suis laissé dire que tu aimerais fonder une grosse famille ?

Absolument ! Je suis moi même une personne très proche de ma famille et je souhaite avoir au moins... cinq enfants. Attention les filles !! (gros rires)

Merci, Steve.

 
 
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Ce jeudi 29 octobre, Steve Bear Sas brillera au chic resto-bar Ora du Vieux Montréal, en compagnie d'Eddie Lewis (21 h à 3 h AM).

Son remix de la pièce Garden of Eden (de Matt Lorentzen) sortira le 13 novembre prochain, sur étiquette DeepSound Records.

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