Parlez-nous de votre relation avec le DJ Charles Poulin de Québec.
J'ai rencontré Charles lors de ma première visite et performance à Québec, en mars 2006. Étant deux grands fans de Danny Tenaglia, il était entré en contact avec moi via Myspace, pour m'avertir qu'il viendrait faire un tour. Je suis devenu un fan et un ami de Charles depuis ! De plus, je vais bientôt commencer un remix d'une pièce de Charles et de Saul B, sous l'étiquette Yoshitoshi.
Et comment s'est déroulée votre dernière visite, lors de la Fierté Gaie de Québec, en septembre dernier?
Tellement bien passé ! C'était ma troisième fois à Québec et l'atmosphère de cette ville se doit d'être mieux découverte par les foules. Les gens y sont ouverts à de nouveaux sons. J'avais joué à deux reprises au Terminal Nightclub auparavant et c'était ma toute première fois au Drague. J'ai bien l'intention d'y retourner, si l'on m'invite à nouveau, bien évidemment ! (rires). Charles est très privilégié de pouvoir se produire dans un espace comme Le Drague.
Comment trouvez-vous la ville ?
L'architecture, la culture, les gens et l'histoire de la ville méritent d'être découverts. Québec une très belle ville, avec une histoire très riche
Quelle fût votre réaction à l'annonce de votre performance au Bal militaire du BBCM, cette année ?
Après des années de visites régulières à l'événement principal du Black & Blue en tant que clubber, j'étais littéralement fou de joie, lorsque mon agent m'a annoncé cette super nouvelle. Le Festival Black & Blue présente les meilleurs DJs, tous réunis pour une cause très importante. Je me sens honoré de faire partie de ce groupe de privilégiés.
J'ai entendu dire que vous adoriez danser derrière les tables-tournantes...
(Gros rires) Je sais, je danse car je ne peux simplement pas m'en empêcher ! La musique house représente mon âme, ma force et ma source d'inspiration. J'ai parfois de la difficulté à trouver les bons mots et je suis un peu inconfortable dans les grandes foules, mais lorsque que je suis aux platines, je dois m'exprimer car toute mon énergie a été encapsulée depuis si longtemps ! C'est bien plus qu'un simple party pour moi... la musique, c'est la vie !
Comment qualifiez-vous votre son ?
J'aime beaucoup de styles différents. Le tribal représente mes première racines mais j'aime également jouer du deep house et du techno. Originaire du Michigan, j'adore le son de Détroit que l'on appelle maintenant «minimal». J'ai quelques productions un peu plus vieilles (du Détroit) que j'aime bien mélanger avec un son plus actuel.
Vous avez fait longtemps fait partie de la formation Orange Factory qui a remixé de grands succès. Comment ce groupe s'est-il formé?
Orange Factory a débuté à Burlington, au Vermont, sous l'étoffe d'un vrai band. Nous prenions plaisir à jouer du funk, de l'acid jazz et du rock. J'étais le chanteur principal. Avant cela, j'étais DJ et je savais que la musique house était vraiment ce que j'aimais le plus. Durant des moments plus difficiles entre nous, j'ai signé un contrat avec la maison Jive et le reste du groupe a trouvé l'idée un peu trop folle. Par contre, nous étions à remixer pour Kult Records et même à travailler sur le premier simple
de Tina Ann, Don't want another man. Lorsque nous avons réussi à décrocher plus de contrats, le groupe n'était plus si fâché contre moi ! (rires) Nous avons ainsi travaillé avec Yoko Ono, Dolce, Seal et plusieurs autres.
Vous êtes récemment de retour derrière les tables-tournantes après un arrêt complet de trois ans. Qu'est-ce qui vous a fait revenir ?
J'ai arrêté de produire il y a environ trois ans pour investir de l'argent dans un club du Vermont. Je suis déménagé pour y travailler pendant que le club était dans une situation financière précaire. Je croyais pouvoir tout faire moi-même pour sauver l'endroit mais, je ne réalisait pas tout le travail demandé. Il est très difficile d'être DJ quand on est fatigué et que le lendemain, tous les comptes ne sont nécessairement pas payés. Il y avait certains soirs ou je ne pouvais pas me payer et payer d'autres choses avec l'argent de mes propres poches...
Trois ans plus tard, Jeff Prouty qui venait me voir à Boston auparavant, est venu me rendre visite pendant ses vacances et m'a invité à se produire avec lui au Rise de Boston. Il m'a rappelé que j'étais son DJ favori et que j'avais une mine misérable. Il mne m'en fallait pas plus que me retirer du club et revenir me produire au Rise où j'ai maintenant une résidence !
Comme vous possédez une bonne expérience dans le domaine, qui sont, selon-vous, les prochaines stars du DJ-ing?
C'est une question difficile. Je vais simplement répondre avec ceux que j'aime présentement! : Friscia & Lamboy, T & A, Alex K, Mike Swells, Samim, Christian Scott, Elevator People, Victor Da Silva, Molasses Khay, Deka, Ralph Cedeno, Danny Woo, Tiger Stripes, The Timewriter, Quentin Harris, EPM... il y en a tellement!
Parlez-nous de votre collaboration avec l'étiquette Slanted Black Records.
J'ai fondé Slanted Black Records comme sous-division de Shlavens and D-Lav's Slanted House. Je voulais travailler avec des amis et continuer selon ma propre volonté. Jusqu'à maintenant, je suis très satisfait des artistes qui nous approchent et du cheminement de l'entreprise. L'étiquette représente plusieurs aspects de ma personnalité: des plus profonds aux plus noirs. C'est une étiquette, sans étiquette ! (rires)
J'aimerais souligner que ,Max Julien, un autre bon DJ de chez vous, a produit son premier simple l'an dernier sur Slanted Black Records : Newest Tribe (Stoned).
Pensez-vous assister à l'événement principal de dimanche, au Stade olympique ?
J'y vais définitivement ! Je ne manquerais pas ça pour tout l'or du monde !
Quel est votre plan de match pour le Bal Militaire?
Je vais faire de mon mieux pour trouver les meilleures productions, d'hier et aujourd'hui. En plus de présenter des nouveaux Edits de Lula, Mickey Oliver, Charles Poulin & Saul B, Jessylou, Octavia St. Laurant et d'autres surprises ! On se voit sur la piste !!
Merci, Craig. |