Comment vous êtes-vous intéressé au Djing?
Jouer de la musique était une passion pour moi et ce, dès l’âge de 9 ans. C’était vraiment un passe-temps plus qu’autre chose. Je suppose que les premiers signes sont venus pendant ma cinquième année. lorsque mes amis m’ont mis en charge de la musique pour la soirée.
Vous souvenez-vous du premier événement auquel vous avez participé?
Dans la scène house? Oui, le Stereobar en 2002.
Et de votre premier achat dans un magasin de disques?
Deep Inside, de Barbara Tucker.
Quelles sont les productions qui vous font vibrer en ce moment?
En majorité encore le house, mais je dirai aussi de plus plus les productions dans le genre du Tech-house et certains styles de Techno.
Préférez-vous utiliser des CDs ou des vinyles ?
En tant que portabilité et certaines fonctions et effets disponibles uniques aux lecteurs de CDs, je dirai les CDs. Pour ce qui est de qualité de son et de la précision précision des mix avec une table tournante et l’expérience DJ totale, j'opterais pour le vinyle.
Parlez-nous de votre soirée Climaxxx, le 4 août prochain au Stereo.
Le 4 août sera le premier anniversaire de Climaxxx. Les cinq éditions précédentes furent toutes des succès. Je suis très fier de la direction de Climaxxx et j’ai vraiment trop hâte à la soirée du 4 août, qui se voudra très spéciale. Climaxxx est la soirée où mes supporteurs peuvent venir m’écouter pour un set minimum de six heures (Extended Set). Le concept est aussi de pouvoir inviter les DJs et performeurs, accompagnés de décors et de visuels.
Que s’est-il passé avec votre résidence du Red-Lite de Laval ?
Le Red-Lite allait dans une direction qui devenait difficile à suivre pour moi. Les décideurs voulaient pousser les trois mêmes DJs chaque semaine, dans le but d'avoir un son continu les Samedis. Malheureusement, mon horaire ne me le permettait tout simplement pas. Je fais encore parti des DJs du Red-Lite. Bob, Michaël et la gang du Red sont comme une famille pour moi. On a travaillé ensemble pendant des années et continuons encore aujourd'hui mais, de façon différente.
Parlez-nous de votre relation avec un des monstres sacrés du house, David Morales ?
David et moi avons vécu plusieurs moments turbulants ensemble, dans les premières années. Il était avant tout mon patron au Stereo, puis est devenu un ami. Avoir vécu des moments difficiles ensemble nous a permis d’avoir une très bonne base en tant qu’ami aujourd’hui. Croyez-le ou non, les sujets de nos conversations sont beaucoup plus reliés à la vie de tous les jours que sur notre métier.
Quelle est votre meilleure et votre pire expériences en tant que DJ?
Pire :
Engagé par un club ou le gérant et le patron veulent chacun quelque chose de totalement différent en plein milieu de la soirée et les deux se chicanent devant moi...
Meilleure :
Heureusement, j’en ai plusieurs en 2006. Impossible d'en choisir une. Le Bal En Blanc et Resolution, l’ouverture pour plus de 4500 personnes au Beach club avec David Morales et finalement, jouer pour une salle comble au Stereo en août 2006, pour la toute première édition de Climaxxx... Wow !!
Pourriez-vous nous décrire une journée dans la vie Danny Torrence ?
Lire et répondre à mes courriels. Aller au gym. Écouter de la nouvelle musique et l'organiser. Planifier mes futurs engagements et biensur, jouer au hockey.
QUESTIONS DU PUBLIC
Patricia Tulasne, de Montréal demande : Est-ce difficile de s'imposer quand on arrive à 17 ans dans le milieu du djing? Est-ce que c'est un milieu fermé ou au contraire, avez-vous bénéficié de l'appui des DJs déjà bien établis ?
Il faut dire que Montréal est gâté d'avoir de nombreux DJs très talentueux. Qu’on le veuille ou non, ça implique une certaine compétition. Tout les DJs veulent le même morceau de gâteau que toi... Milieu fermé? Je dirai non. Mais assure-toi d’une chose : que ça vienne de tes confrères et consoeurs DJs ou même des clubbers de Montreal, il te faut mériter ta place parmi ceux qui jouent dans les clubs de la métropole pour avoir leur respect. Rien ne t’est donné ici. Assure-toi que ton produit (ta musique) soit de qualité et les portes s’ouvriront éventuellement.
Julie et Richard C., de Montréal demandent : En tant que DJ avec un succès aussi grandissant, le tout vient avec de plus en plus de fans de ton talent. Alors, décris-nous ton fan idéal. Quel genre de comportement venant de tes fans peuvent te rendre mal à l'aise ? Crois-tu qu'il y a des inconvénients à ton succès ?
Quand j’allais entendre mes DJs préférés et même encore aujourd’hui, je tentais le plus possible d’amener d’autre personnes de mon cercle d’amis avec moi, afin de vivre avec moi les sensations que je vivais avec ce DJ. Donc, je peux dire si quelqu’un apprécie ce que je fais, j’apprécierais de mon côté qu’ils amènent aussi des gens pour leur faire découvrir notre musique et notre magnifique scène house.
La seule fois que je me suis trouvé un peu frustré avec un fan, c’est lorsque ce dernier, après une seule rencontre avec lui, à commencé à fouiller dans mon équipement et disques pendant que je mixais ! (rires)
Jean-Pierre Charpentier, de Montréal demande : Qu’apprécies-tu du public des clubbers montréalais ? En quoi est-il différent des autres fêtards sur le globe ?
Le public montréalais est en général très ouvert à toutes sortes de styles de musique house et ne reste pas fixé dans le même genre très longtemps. Aussi, ce que moi je trouve très gratifiant de Montréal, c’est que le monde qui apprécie ta musique ne le montre pas seulement en dansant, mais aussi avec des sourires, des gestes, des cris. Choses que je trouve moins présent à l’extérieur de notre chère ville.
Pierre Perreault, de Québec demande : Plusieurs personnes (et j'en suis) disent que c'est Danny Torrence qui a sauvé le show, la nuit du Jour de l'an à Resolution 2007, alors que Tiësto était retardé à cause du verglas... Comment on se sent quand on doit prendre la relève de la vedette de la nuit à la toute dernière minute et comment on se conditionne mentalement pour ne pas décevoir ceux et celles qui étaient venus au Centre Bell juste pour lui ?
Wow ! Que dire de cette soirée magique qui a entamé l’année d’une façon très spéciale. J’étais encore dans mon lit a 4 h 30 du matin, lorsque mes amis mon appris par message texte que Tiësto serait en retard. J’étais en quasi-dépression quand j’ai eu cette nouvelle car j’étais sur qu’ils ne resteraient plus de place pour que je ferme après lui. Mais, une quinzaine de minutes plus tard, mon gérant m’appelait pour me dire de venir au centre Bell le plus rapidement possible car j’allais remplacer le numéro un de la planète, le temps que son avion puisse attérir à Montréal. Je pense que je n’oublierai jamais la vision des milliers de fans de Tiësto qui me regardaitent en déception. J’ai rapidement décidé que j’allais bloquer tout le monde et la folie autour de moi pour dix minutes et je me suis enterré dans mes CDs et le reste… C'est très intéressant de pouvoir faire découvrir son propre son à plusieurs amateurs qui ne m'avaient possiblement jamais entendu...
Catherine Joly, de Montréal demande : Y a-t-il eu des moments où tu as remis en question ton choix de carrière ? Qu’est-ce qui as provoqué ces incertitudes ?
Non. Je veux être entouré de musique toute ma vie.
Yves Gauthier, de Montréal demande : Sachant que vous avez joué derrière les platines de plusieurs points chauds et importants dans le monde, y a-t'il un endroit ou vous aimeriez séduire une nouvelle foule et quel serait votre plus grand accomplissement en tant que DJ ?
Pour y avoir joué une fois auparavant, je dirais Ibiza, en Espagne. J’aimerais tellement avoir une résidence annuelle à Ibiza ! (sourires)
Jean-François Labrecque, de Saint-Hubert demande : Avez-vous vous une autre passion que la musique ? Si vous ne pouviez plus pratiquer votre métier, que feriez-vous ?
Acteur et aussi, directeur de film.
Stéphane Lauzon, de Verdun demande : Qui sont les DJs qui arrivent à t’enflammer sur une piste de danse et pourquoi ?
Danny Tenaglia, Victor Calderone et David Morales. Ils travaillent forts à amener la nouvelle musique et savent comment divertir la foule devant eux.
Dominic Anctil, de Montréal demande : Maintenant que tu t'es vraiment affirmé comme excellent DJ, as-tu des projets de production ? Quand allons-nous entendre une track de Danny Torrence ?
Oui j'ai des projets de ce côté. Après un certain délai, je me suis finalement procuré un studio cette semaine !
Merci, Danny. |