Rencontre avec
JUNIOR VASQUEZ (NYC)
Par TUBBIES-Benoît - Il y a 2 ans, j'ai réalisé une entrevue avec Junior Vasquez qui avait semé une petite contreverse, puisque nous avions discuté ouvertement de ses antécédents liés à sa consommation de drogue abusive durant ses sets d'une longueur légendaire... Maintenant âgé de 62 ans,
Junior Vasquez a donné à sa carrière, un nouveau tournant. Inutile pour moi de vous le présenter avec une description détaillée; il sera de la partie au Recovery Party du Black & Blue, en compagnie de Stéfane Lippé et du Français Ben Mason au Circus, le lundi 13 octobre prochain. Une petite discussion au téléphone
avec lui m'a permis de découvrir comment il dirige présentement ses ambitions et m'a donné un avant-goût de sa prochaine performance en sol Montréalais. Bonnes festivités du Festival Black & Blue !!
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Bonjour Junior. Content de revenir à Montréal ?
Oui, très. Je n'ai pas toujours eu des gigs faciles, ici. Plusieurs avaient été annulées et d'autres s'étaient mal passées...
Aimez-vous les partys de type recovery ?
Bien sûr ! C'est un peu ce qui a fait ma réputation (rires)
Musicalement, est-ce que ça peut être un challenge ?
Oui. J'entre en scène vers six heures du matin. Ça peut être difficile parfois de poursuivre le momentum d'un DJ précédent.
On vous connaît surtout pour vos remix de « divas » à saveur House. Est-ce que c'est ce que vous nous réservez pour lundi prochain ?
Absolument pas. Ce ne sera pas de l'électro mais je prévois présenter beaucoup de pièces très énergiques. Le tout ne contiendra pas trop de vocals, seulement quelques échantillons.
J'ai entendu dire entre les branches que plus tard cette année, vous lancerez votre nouvelle étiquette, Be Quiet Records...
Oui. À la suite de la fermeture de JVM (Junior Vasquez Music), je voulais me réinventer et je le ferai grâce à ce nouveau projet. J'aurai donc la possibilité de travailler avec de nouveaux producteurs, comme le new-yorkais Sin Morera et de nouveaux vocalistes. J'aime prendre en charge mes projets de A à Z.
Où en êtes-vous dans le processus de lancement ?
Je travaille avec un avocat, un comptable et quelques amis pour me permettre d'arriver jusqu'au bout. Ça s'en vient !
On vous voit de moins en moins derrière les tables-tournantes...
C'est vrai. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne m'offre rien non plus. Durant mes 35 ans de carrière, j'ai visité tous les coins du globe. Je préfère me concentrer sur des clubs de l'Amérique du Nord où je sais que mes vrais fans viendront entendre ce que j'ai à leur offrir.
Ça ne vous empêche pas de sortir une nouvelle compilation sur Tommy Boy...
(Gros rires) Non. Je resterai toujours actif dans le milieu.
Pouvez-vous partager le contenu de celle-ci ?
Pas encore. Comme toujours, nous avons certains problèmes avec les droits des pièces. Je peux par contre vous dire que toutes les productions tourneront
autour du Deep House. Il n'y aura qu'environ huit pistes très euphoriques, à la fois minimales et énergiques. Je n'ai jamais
fait quelque chose du genre encore.
Croyez-vous que le Nightlife de New York se détériore de plus en plus ?
Oui. C'est sûr qu'on en est plus à l'époque du Soundfactory et du Twilo mais, il n'y a plus d'ambiance comme le Roxy, également. Je crois que c'est comme ça dans toutes les villes d'Amérique du Nord. Tout a stagné et maintenant, on ne sait plus dans quelle direction se diriger. Le contraire se produit en Europe par contre. Les clubs sont remplis à craquer et la musique électronique possède une saveur différente de chez nous. It's all about house music !
Vous vous produirez avec Peter Rauhofer, le 1 novembre prochain, pour l'événement Salem Halloween Party au Roseland Ballroom de New York...
Oui. Définitivement quelque chose à ne pas manquer : deux légendes de la Big Apple dans la même soirée. Mais avant, on se voit au Circus, là ! (rires)
Bien sûr Junior et merci !
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